Dans le dernier « Rosny
magazine », deux pages sont consacrées aux nouvelles missions de la police
municipale. A la lecture de cet article, on constate une fois de plus, que la
surveillance des abords des établissements scolaires, ne figure pas dans les
tâches que le maire a confiées aux agents. Plus que regrettable, c’est une
erreur.
En effet, en matière de prévention, de proximité et de connaissance du
terrain, les sorties des écoles sont un lieu privilégié pour établir un lien
direct avec les habitants. Le travail des agents de police ne serait-il pas
plus efficace et facile aujourd’hui, si depuis quinze ans, ils avaient aidé les
enfants et parents à traverser les rues menant aux écoles ? Ne
seraient-ils pas mieux perçus par leurs concitoyens ?
Citons le cas particulièrement aberrant du groupe scolaire Marnaudes-Mermoz.
L’article a de quoi mettre en colère les parents d’élèves de ces écoles qui
réclament depuis des années, à chaque conseil, un agent pour la traversée des
piétons… alors que le poste de police municipale se trouve désormais à 30
mètres !
La plupart des municipalités dotées d’une police, utilise les agents pour
sécuriser les entrées-sorties des écoles, et veiller aux bons stationnements; à
Neuilly-Plaisance par exemple, ou encore au Perreux (photo ci-contre)
Le fait que les policiers de Rosny-sous-Bois délaissent leurs voitures ou
leurs motos (soit dit en passant, complètement inappropriées pour une commune
de 4km de long !) et enfourchent des bicyclettes, est une bonne chose. Il
faudrait poursuivre cette dynamique de proximité en imposant une présence
systématique d’un agent référent, aux abords de chaque établissement
scolaire.
Si dès leur plus jeune âge, les enfants reconnaissent l’utilité des
policiers, la confiance et le respect auront certainement moins de mal à
s’établir par la suite. Et dans le même temps, les policiers hésiteraient
peut-être à interpeller manu militari des jeunes de 13 ans, qu’ils ont connu à
la sortie de l’école maternelle…