Toutes les décisions prises au sein d'un conseil municipal ont des conséquences sur les conditions de vie des habitants d'une commune. Fin 2019, la majorité (LR + UDI) du conseil municipal de Rosny-sous-Bois a choisi de refuser deux propositions du groupe Rosny Ecologique et Solidaire. La première concernait la défense de la laïcité ; la seconde, la santé des rosnéens.

A la mi octobre 2019, un élu du Rassemblement National (RN) au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté a invectivé une dame qui accompagnait un groupe d'enfants en visite au sein de l'hémicycle. « Au nom de nos principes laïcs », ce partisan d'une confrontation violente entre les religions a sommé cette maman voilée de se défaire de son foulard. Plus tard, dans les toilettes du bâtiment, une élue RN a violemment apostrophé cette dame pour les mêmes raisons.

Parce que nous portons une vision apaisée de la société laïque et du bien vivre ensemble, nous avons proposé un vœu à l'ensemble du conseil municipal. Il s'agissait de condamner la violence de ces élus belliqueux ; de demander au gouvernement de défendre la neutralité de l'Etat et la liberté de culte contenus dans la loi de 1905 ; et enfin d'apporter tout notre soutien à cette dame victime de l'intolérance de l'extrême droite. Refus des élus de l'Uram (LR + UDI) et du RN au conseil municipal rosnéen…

Défense de la santé publique

Nous avons également proposé l'adoption d'un arrêté « anti-pesticides ». Face aux imprécisions de la loi du 6 février 2014, qui n'interdit pas aux entreprises – y compris à la SNCF et aux gestionnaires d'autoroute – l'utilisation de produits phytopharmaceutiques sur leurs parcelles, nous avons présenté un texte à la majorité municipale (LR + UDI).

Il s'agissait de prendre appui sur notre constitution, sur la Charte de l'environnement de 2004 et sur un certains nombre d'articles du Code de l'environnement ou du Code général des collectivités territoriales. De prendre acte des études montrant les liens entre cancer et produits phytopharmaceutiques. Et d'interdire l'utilisation de l'herbicide glyphosate et de produits phytopharmaceutiques sur tout le territoire de Rosny-sous-Bois.

A charge pour les agents municipaux d'effectuer des contrôles réguliers et d'interpeller les directions d'entreprise au besoin. Prétextant de l'impossibilité pour la police municipale de s'assurer de la bonne exécution de cette mesure, Claude Capillon a refusé de signer ce texte. Il n'a pas expliqué pourquoi « c'est impossible » et a refusé d'indiquer ses intentions pour protéger les rosnéennes et les rosnéens qui habitent près des parcelles susceptibles de recevoir les produits dangereux…

Absence de responsabilité

Deux occasions manquées pour la droite rosnéenne de concrétiser ses discours constants depuis 36 ans sur « le bien vivre ensemble » et la protection des rosnéens… Promettre et puis fuir ses responsabilités au moment crucial, est-ce là une attitude raisonnable pour « avoir un temps d'avance » M. Capillon ? E.B.