Avec le grand débat national, organisé pour sortir de la situation sociale désastreuse qu'il a lui même créée, le gouvernement propose un « Kit » de fiches thématiques. Parmi les dix-sept questions de ce document relatives à la transition énergétique, une majorité a trait aux comportements individuels. Comme si la solution aux désordres climatiques, à la perte de la biodiversité et à l'épuisement des ressources naturelles consistait à mieux régler son chauffage, modifier sa manière de conduire ou trier consciencieusement ses ordures.

Grande transformation

Certes, ses actions individuelles sont positives et doivent être encouragées. Mais elles ne sont pas à la hauteur de la situation. La droite libérale refuse d'admettre que la détérioration de notre environnement ne se règlera pas avec des mesurettes. La solution passe par une grande transformation, à la fois matérielle et sociétale. Les modes de vie sont aussi déterminés par les investissements dans les infrastructures de transport, les aides financières pour isoler son logement ou encore le soutien à l'agriculture biologique. Nous devons changer de modèle et faire de la transition écologique une priorité pour répondre à la détérioration de notre environnement naturel. Mais, il ne peut y avoir de transition réussie sans réduire les inégalités sociales et fiscales, sans renforcer les services publics et promouvoir de nouveaux droits à la dignité et à l'autonomie. Les écologistes (voir ici) et la gauche font des propositions pour mettre notre pays en phase avec le discours présidentiel du « Make our planet great again ».

Investissements et ISF

Les écolos proposent dix mesures d'urgence contre la vie chère et pour le climat, parmi lesquelles un moratoire sur la fermeture des services publics, des maternités, des lignes de train et des bureaux de poste. Un plan d'investissement de 30 milliards dans les transports en commun, le fret ferroviaire et l'usage du vélo. Un plan de 20 milliards sur cinq ans dans la rénovation énergétique. Un moratoire sur l'artificialisation des terres, l'arrêt des projets de centres commerciaux. Ou encore le rétablissement de l'ISF, la lutte contre l'optimisation fiscale, l'imposition des revenus de la rente, du kérozène et du transport routier.

Le retard de Rosny

Les collectivités locales doivent aussi évoluer. Or en dépit d'une communication active, la majorité de droite à Rosny (LR + UDI) ne saisit pas l'urgence de la situation. Nous réclamons l'aménagement de pistes cyclables. Mais le plan vélo ne prévoit que des aménagements peints sur les chaussées qui ne protègeront pas les cyclistes. Claude Capillon n'investit pas dans l'isolation des bâtiments communaux. Il ne propose rien pour inverser la réduction de l'offre locale de soins. Il offre la commune aux bétonneurs. En 2020, les rosnéens devront choisir une majorité plus responsable et tournée vers l'avenir. • Eric Béal, conseiller municipal EELV