Le mois de janvier est riche en vœux et promesses varié-e-s. Claude Capillon, le maire LR de Rosny-sous-Bois, en profite généralement pour évoquer ses réalisations et ses projets. Au printemps dernier, les rosnéens ont été servis en avance sous la forme d'un « bilan et perspectives » de 52 pages financé sur le budget municipal. « 80% des promesses de campagnes ont déjà été tenus à mi-mandat », affirmait monsieur le maire dans son édito. En novembre, le public de l'avant dernier Conseil municipal de 2017, a pu constater une nette amélioration de ces résultats. Patrick Capillon, frère du premier édile de Rosny et maire adjoint lui-même, a affirmé dans une intervention : « à mi-mandat, 95% de nos promesses de campagne ont déjà été tenus » En quelques mois, la liste des réalisations s'est donc alourdie de 15% supplémentaires. Un exploit dont le détail n'a pas été donné en séance.

Des promesses non tenues, des impôts en plus

Mais quelle est la valeur de ces promesses ? Pour s'en faire une idée, revenons sur celles présentées à l'occasion de l'élection municipale en 2014. L'Uram (LR + UDI) avait promis un « maintien du taux des taxes locales. » Dans un tract en fin de campagne, l'association de la droite rosnéenne assurait : « Pas d'augmentation de la part communale des impôts et objectif : baisse des impôts locaux ». Des promesses oubliées dès l'élection passée. En 2015, la taxe d'habitation fut augmentée de +5,75% et la taxe foncière de +8,5%… La créativité de l'Uram étant sans limite, 2018 verra même le début d'une nouvelle taxe, déguisée sous forme d'une redevance pour le stationnement des voitures dans la rue. D'abord réservée au centre ville, elle sera ensuite étendue à tous les quartiers au cours des années suivantes.

Le territoire livré aux promoteurs

En matière de développement urbain, la droite rosnéenne promettait un nouveau plan local d'urbanisme « destiné à protéger les zones pavillonnaires ». Or tous les grands axes bordés de pavillons sont ouverts aux promoteurs immobiliers sur plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Le Plan local d'urbanisme (PLU) évoque la sauvegarde des « cœurs d'îlot » mais ceux-ci sont souvent réduits à quelques mètres carrés insuffisants pour maintenir la biodiversité. Autre promesse, la « préservation et la mise en valeur du patrimoine historique » s'avère toute relative, vu le nombre de pavillons typiques sacrifiés à l'appétit des promoteurs.

Des réalisations sans effet

A l'inverse, les promesses de dépenses inconsidérées sont tenues. Claude Capillon a augmenté le nombre de caméras de surveillance et de policiers municipaux. 280 000 euros sont encore prévus pour l'équipement en "vidéo protection" dans le budget primitif 2018. Pour quelle influence sur « l'explosion de la délinquance et des cambriolages » invoquée dans le document de la campagne 2014 de l'Uram ? Mystère ! Sans parler de la « refonte des missions de la police municipale pour répondre au mieux aux attentes des rosnéens ». Lesquels attendent toujours que les agents municipaux en tenue sécurisent vraiment les abords des écoles et fassent des rondes à pied ou en vélo pour vraiment voir et écouter, s'insérer dans la vie des quartiers et rencontrer les habitants de notre commune…

De notre côté, nous vous promettons de dénoncer à chaque occasion, les promesses inconsidérées de la majorité municipale. Excellente année 2018 à tous.

Eric Béal, conseiller municipal EELV

Pour le groupe Rosny, Ecologique et Solidaire.