Dans une tribune publiée dans Rosny Magazine du mois d'octobre, l’Uram accuse les élus du groupe Rosny Ecologique et Solidaire (R.E.S) de « refuser le parc sur le plateau d’Avron ». Leur logique est la suivante : « vous n’avez pas voté la décision de payer 14 euros le m2 – soit 1,268 million en tout -  pour les terrains de la friche du plateau appartenant à Siniat SA - une société du groupe Lafarge - donc, vous êtes contre l’aménagement d’un parc. »

Le raisonnement est simpliste et polémique. En réalité, les élus du groupe R.E.S souhaitaient négocier pour obtenir une baisse importante du prix fixé par France Domaine – le service de l’Etat chargé de vérifier la valeur d’un bien immobilier ou d’un terrain acheté ou vendu par une collectivité locale. Car en tant qu’ancien exploitant de la carrière de gypse, le groupe Lafarge est directement responsable de la présence de produits toxiques dans le sous-sol. Ce qui ne l’empêche pas de tenir un discours bien pensant sur le développement durable, afin de soigner son image auprès du grand public et des élus.

Les dirigeants de Lafarge auraient pu baisser leurs prétentions pécuniaires, voire laisser le terrain pour l’euro symbolique afin de compenser les dégâts. En cas de refus, il aurait été possible de médiatiser cette affaire très embarrassante pour ce groupe international d'origine française, afin d'obtenir gain de cause. Qui n’essaye rien n’a rien !

Les finances des municipalités sont de plus en plus difficile à tenir. Claude Capillon, le maire de Rosny et Didier Fort, son adjoint aux finances, le rappellent à chaque présentation de budget prévisionnel. Pourquoi alors, ont-ils accepté de payer sans négocier ?

En réalité, monsieur le Maire est pressé de concrétiser une promesse de campagne. Cette impatience le conduit à négliger l’intérêt général. Il veut présenter le parc comme un trophée en 2020, lorsqu’il demandera aux électeurs de le reconduire à la tête de la commune. Une attitude incorrecte, surtout pour Claude Capillon qui prétend savoir gérer et ne rate jamais l’occasion de fustiger la mauvaise gestion « socialiste » du conseil départemental de Seine Saint-Denis.

Texte publié dans l'Ecolo News Rosny, novembre-décembre 2016, à découvrir en document joint.