Trois pages d'interview fleuve. En théorie, cela donne la possibilité de se faire bien comprendre. Lecture, page par page, de l'interview de Claude Capillon dans le journal du l'Uram.

  1. Pourquoi vous présentez-vous ? Réponse : "J'aime ma ville. Cette ville, c'est ma ville". Nous avons déjà eu l'occasion de commenter ce slogan ravageur. Il a un petit côté sectaire qui trahit la peur de l'autre.
  2. Est-ce que cette élection servira à prouver votre légitimité ? Réponse : "Pas du tout (…)". Ah bon ? Tout maire qui se représente devant les électeurs, leur pose la question de savoir s'ils souhaitent le voir continuer à tenir les rênes de la commune et à influer sur leur vie quotidienne. A moins de considérer qu'il est élu de droit divin, il remet forcément en jeu sa légitimité… Mais il est vrai qu'à l'Uram, on a souvent le réflexe de considérer Rosny comme sa propriété…
  3. En 3 ans (…) quelles sont les réalisations que vous souhaitez mettre en avant ? Réponse : "Ce dont je suis le plus fier, c'est d'avoir réussi à ne pas augmenter les impôts". Deux commentaires sur ce point. D'abord la mission d'un maire est d'abord de proposer des services à ses administrés - tous, ceux qui paient l'impôt comme les autres - et d'améliorer leur cadre de vie. Pas d'adopter une posture idéologique et rigide. Ensuite, les choix d'investissement ont été tellement désastreux pendant les premiers mandats de l'Uram, que la commune garde un très haut niveau d'endettement. La droite rosnéenne se vante de sa gestion pour cacher ses erreurs de jeunesse.
  4. Comment comptez-vous faire ? (pour éviter d'augmenter les impôts) Réponse : "Le maintien des services aux rosnéens repose sur le subtil équilibre entre la participation des familles et la solidarité nécessaire". Subtil ? Les familles qui paient entre 4 et 5 euros pour un repas de cantine en maternelle trouveront cette expression saumâtre. Celles qui ne peuvent plus mettre leurs enfants à l'école de musique, après révision "subtile" des tarifs, s'en indigneront. Plus loin, Claude Capillon indique : "plus nombreux nous serons à payer, moins nous aurons à payer chacun". Autrement dit, les familles les plus modestes n'ont plus rien à attendre de ce maire. Il préfère attirer des gens riches. Ou transformer les logements sociaux de type PLAI (les plus abordables) en PLS (les plus chers), comme à la cité Casanova ou bien à la cité Jean Mermoz. Ce qui force les moins fortunés à partir… Enfin, si on lit entre les lignes, le bétonnage de Rosny n'est pas prêt de prendre fin puisqu'il faut bien loger tous ces nouveaux rosnéens fortunés… E.B.

Nous parlerons ailleurs des autres sujets abordés :

  • Le coin de nature
  • Les Roms
  • La sécurité
  • Le développement économique
  • La multiplication des chantiers et des grues
  • Les commentaires désobligeants vis-à-vis de l'opposition