Précarité et fracture sociale
Par Eric le mercredi 1 juin 2005, 00:00 - Tribunes des Verts - Lien permanent
Le « contrat de nouvelle embauche » que propose Dominique de Villepin
accentue la précarisation des emplois. Les nouveaux embauchés vont passer d’une
période d’essai de deux ou trois mois à deux ans, pendant lesquels un employeur
pourra se séparer d’un salarié sans explication, ni indemnité compensatrice de
précarité de 10% obligatoire pour un CDD. Ainsi, la principale réponse du
premier ministre pour créer des emplois, consiste à accorder des avantages aux
employeurs, sans contrepartie pour les embauchés. Alors que les deux tiers des
créations d’emploi sont déjà réalisées sous forme de CDD ou d’intérim
aujourd’hui. A Rosny, C. Pernès montre l’exemple aux entreprises. Monsieur le
maire investit dans un « théâtre de verdure », une vigne et la fabrication du
vin dans le Parc Decesari, mais refuse obstinément de recruter des employés
municipaux pour sécuriser nos sorties d’école. Au lieu d’un poste en bonne et
due forme, il propose quelques heures par semaine aux demandeurs d’emploi, sans
espoir de passer à temps plein. Il refuse d’embaucher du personnel pour
seconder les institutrices des petites sections maternelle qui accueillent des
enfants de 3 ans. A Rosny, le maire gaspille l’argent de nos impôts et ne
contribue pas à la réduction de la fracture sociale.